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    Prochaines dates de tournée :

    Du 1 au 4 février 2017 avec L'heure Bleue à St Martin d'Hères (38) (6 représentations)

    HORS LES MURS à l'Espace culturel René Proby

    MER 1er FEV à 20H . JEU 2 FEV à 10H et 14H15 . VEN 3 FEV à 14H15 et 20H . SAM 4 FEV à 20H

    Renseignements :  http://smh-heurebleue.fr

     

    Ils en ont dit…

    “ La mise en scène, tout en jeux d'ombres et en gestes mesurés, se déploie dans un décor de ponton vermoulu, de clapotis, du cri distant des oiseaux de mer pour, au final, abandonner le spectateur sur la voile d'un bateau fendant les brumes du souvenir. Le monologue de ce Scapin à la trogne et au verbe napolitains est tenu à bras-le-corps et le verbe haut par le comédien Jacques Nouard, qui exprime à la perfection les embûches que relève peu à peu le récit de Scapin, survivant de la peste, des guerres et des coups mal fourrés.Ses fourberies ont déchiré sa vie, malmenée comme les filets qu'il tente sans conviction de colmater. Le public a été conquis par cet essai réussi de théâtre en majesté, et les applaudissements très nourris ont offert unanimement à cette création… un Molière pour ce Scapin éternel.” Pierre Thibaud - Sud Ouest

    ” Écrite par François Douan, cette histoire renouait avec la tradition. Le public a été littéralement emporté par ce personnage, inattendu, haut en couleur, et aussi émouvant. La mise en scène de Kristian Frédric a réussi ce tour de force de tenir les spectateurs en haleine avec un seul décor et un comédien à l'énergie incroyable, Jacques Nouard. ” Michel Debiard - Sud-Ouest

    « Tel Don Quichotte auquel il réfère‭, ‬vivant ses rêves plutôt que rêvant sa vie‭, ‬récusant Scapin‭, ‬revenu de tout et de son voyage‭ ‬vers la mère et mère patrie‭, ‬après un parcours initiatique et ascétique‭, ‬Gennaro répare donc des filets mais aura restauré‭, ‬fil‭ ‬à fil d’un long discours‭, ‬sa vie‭ : ‬derrière le personnage‭, ‬il y avait une personne et la personnalité de l’acteur‭, ‬sa force‭, ‬la prouesse d’une heure et demie de texte à la texture‭, ‬au maillage serré‭, ‬est telle qu’il donne une densité humaine confondante à cet être de fiction sous le héros de théâtre‭.‬ » Benito Pelegrín

    « Dans ce voyage, fuite, échappatoire, « scapinade » par essence, se dessine un tableau du monde, mais aussi un art poétique, qui entraîne notre Scapin/Gennaro dans un ultime envol, laissant derrière lui le livre de Cervantès. Pour incarner ce personnage multiple, Jacques Nouard, dans les costumes de Marilène Bastien, superbe de vérité, convoque les acteurs de la grande époque des Gabin, Harry Baur, Michel Simon, Vanel… dans un jeu d’une époustouflante justesse. Il habite la scène, étroite jetée de bois, avec une maestria qui lui accorde la taille d’un monde, baigné dans les subtiles lumières de Yannick Anche, clair-obscur de Rembrandt, crudité des Mangeurs de pommes de terre d’un Van Gogh. Le tout est subtilement patiné, dans une création sonore (Hervé Rigaud) qui, avec délicatesse, crée cadre et situation temporelle. Un petit bijou, magistralement orchestré dont on peut retrouver le texte publié aux éditions Lézards Qui Bougent. » Maryvonne Colombani - Zibeline

    « Ici, la facture extrêmement simplifiée et réduite à un seul comédien fait une belle et inattendue parenthèse de pur théâtre, l’heure et demie de spectacle proposant une plongée fictive dans la vraie vie de celui immortalisé par Molière dans ses Fourberies de Scapin. Il y a du Jean Gabin dans la prestation râblée de Jacques Nouard, sur son ponton, façon « Un singe en hiver » d’Henri Verneuil, à évoquer une vie rêvée, puis fracassée, les regrets autant que les remords, dans le manque de ceux-là, qui viendraient vous prendre par l’épaule, et vous dire « ce qui est bien avec toi, c’est que tout finit par s’arranger ». On assiste à la plongée dans la vie d’un autre, sans vouloir se détacher du récit, sans pouvoir éviter les collisions avec sa propre histoire.…/…Jacques Nouard se fait griot et vieil oncle, qui nous raconterait sans nous lasser les ravages des raccourcis de vie, des images et des étiquettes placardées sur votre front, qui encombrent et empoisonnent votre existence. Le spectacle est vif et chaleureux, et l’humilité de Gennaro procure également le plaisir de renouer avec une essence authentique du théâtre. » Ramuntxo Garbisu - Eklektika

     

    Les chiffres de la tournée 2016  :

    Nombre de villes : 17
    Nombre de représentations    

    Bayonne (64) - Hendaye (64) - Marseille (13) - Divonne-les-Bains (01)

    St-Jean-de Luz (64) - Fumel (47) - Le Bouscat (33) - Thenon  (24) -

    Terrasson (24) - Excideuil (24) - Sarlat (24) - Port-Sainte-Foy-et-Ponchapt (24)

    Margencel (74) - Evian (74) - Bellevaux (74) - Thonon-les-Bains (74)

    Excenevex (74)

    55

       

     

     

  • Connaissez-vous Amsterdam ????


  • 13 ' pour découvrir ou revisiter l'univers artistique théâtral de Kristian Frédric !

     


  • Association Culturelle Excit'oeil - CritiqueAVEC GENNARO COSTAGLIOLA, "LE MAGNIFIQUE", DEVOILANT SA VRAIE VIE SUR SCENE LE PUBLIC "A MIS A LA VOILE"

    Très belle soirée au Château d'Excideuil dans le cadre des Voix de l'Hiver le 26 avril avec un spectacle de haut vol. Belle idée qu'a eue Kristian Frédric de se lancer sur le traces du Scapin de Molière et d'aller chercher au-delà des facéties douteuses d'un valet de comédie l'âme de l'homme avec ses rêves, ses regrets, ses passions, ses déboires.

    En confiant à François Douan le personnage de Molière et en lui demandant de le situer dix ans plus tard, à la cinquantaine, lorsque, lassé de fuir,il délaisse son nom de Scapin et les turpitudes qui lui sont attachées, pour devenir Gennaro le besogneux ramendeur de filets sur le port de Naples, Kristian Frédric a permis à l'écrivain de mettre en lumière l'épaisseur d'un personnage qui loin de la Commedia dell arte devient notre frère. Mais son passé auquel il veut échapper et sa réputation de "héros" semblent le poursuivre.

    Le monologue, construit en trois parties, permet de découvrir les rapports de Gennaro avec les différents protagonistes de son existence: Sylvestre qui fut à l'origine de la réputation de Scapin, sa mère, ses employeurs, tout cela sur fond historique, rumeurs de guerre, fuites perpétuelles, désir de chimères, avec l'ombre de Don Quichotte à l'horizon.

    Quant à l'interprétation de Jacques Nouard elle est en tout point remarquable. Quelle performance et quelle humanité!

    Pendant près d'une heure trente il incarne Gennaro tout en faisant vivre les personnages de son entourage. Il y a toujours du Scapin en lui, de la verve, de la truculence, mais aussi tant de rêve et de poésie. L'acteur semble se confondre avec le personnage, il est le vrai Gennaro Costagliola, indubitablement!

    Il faut saluer l'efficacité et la beauté plastique de la mise en scène et de scénographie de Kristian Frédric. Le spectateur voyage dans la lumière des grands peintres flamands. Et de Naples et son ponton à la mer du Nord on s'embarque dans le sillage de Gennaro.

    L'univers sonore créé par Hervé Rigaud,qui a à plusieurs reprises croisé la route du collectif "Les Voix de l'Hiver,"participe grandement à la magie de l'ensemble. Son ténu, subtil, tout en nuances qui renforce l'atmosphère créée par le décor, la lumière, le jeu de l'acteur.